Puissante bande originale du projet de film documentaire du réalisateur Barakell Béni consacré au roi Behanzin, "Le Dernier Rugissement", est une œuvre puissante qui dépasse le cadre musical pour s’inscrire dans la transmission historique et la résistance culturelle. Ozirix y impose une atmosphère grave, tendue et solennelle, à l’image du combat mené par ce souverain indomptable. Le morceau agit comme une passerelle entre passé et présent, rappelant que l’histoire du Dahomey continue de résonner dans les consciences. Le choix de Ozirix pour cette bande originale n’est pas anodin, tant son univers artistique est marqué par la conscience historique et l’affirmation identitaire. Ce choix musical s’impose comme une évidence tant la voix et l’intention de l'artiste portent la charge émotionnelle du récit.
Une mémoire royale portée par la musique
À travers cette bande originale, Ozirix évoque la posture d’un roi debout face à l’adversité, refusant toute soumission malgré l’écrasante puissance militaire ennemie. Le texte, inspiré de faits historiques, évoque la loyauté aux terres ancestrales et l’engagement total pour la liberté du peuple. La référence aux Amazones, pilier de l’armée du Dahomey, renforce l’image d’une résistance collective, stratégique et déterminée. L’artiste met en lumière la dignité d’un combat mené même dans le déséquilibre des forces. Cette approche confère à "Behanzin le Dernier Rugissement" une profondeur narrative qui épouse parfaitement le propos du documentaire.
Une bande originale au service de l’histoire et du cinéma
"Benhanzin Le Dernier Rugissement" fonctionne comme une extension émotionnelle du documentaire de Barakell Béni. La chanson restitue la durée du combat, l’usure du temps et le sacrifice consenti pour éviter l’asservissement des siens. La musique renforce la portée visuelle du film en amplifiant le sentiment de lutte, de résistance et de fierté. Elle accompagne le spectateur dans une immersion profonde, où chaque note rappelle le prix payé pour la liberté. Cette bande originale participe à la revalorisation des figures historiques africaines, trop souvent réduites au silence. En associant cinéma et musique avec autant de cohérence, ce projet s’impose comme un acte de mémoire et de transmission.

