La cérémonie d’ouverture de la 4ᵉ édition du Festival International des Films de Femmes s’est tenue le 3 février 2026 au Majestic Cinéma de Cotonou, ex Canal Olympia. Placée sous le thème évocateur « Femmes, libérez votre créativité », cette édition confirme l’ambition du FIFF de faire rayonner les voix féminines du cinéma africain et international. Dès l’entame de la soirée, une atmosphère empreinte de solennité s’est installée dans la salle comble. Un hommage poignant a été rendu à l’actrice sénégalaise Halima Gadji, figure emblématique du cinéma africain, décédée le 26 janvier dernier. Ce moment de recueillement a rappelé la trace indélébile laissée par l’actrice dans le paysage cinématographique africain. L’émotion partagée a donné le ton d’une édition placée sous le signe de la mémoire, de la transmission et de la résilience.
Cornelia Glèlè, une vision devenue rendez-vous incontournable
Dans son discours d’ouverture, Cornelia Glèlè, présidente de l’association Écran Bénin et initiatrice du Festival International des Films de Femmes, a ensuite pris la parole pour retracer le parcours du festival depuis son idée initiale en 2018. Elle a réitéré son engagement à mobiliser les ressources et à s’entourer de personnes compétentes pour porter ce projet ambitieux. Elle n'a pas manqué de remercier chaleureusement son équipe pour son abnégation et les partenaires pour leur soutien indéfectible. Cette introduction a ainsi planté le décor d’une édition tournée vers la mémoire, la persévérance et la collaboration. À travers ses mots, transparaissait la force d’une vision portée par la passion et la persévérance.
Aïssa Maïga, une marraine engagée et inspirante
Marraine de cette édition, l’actrice franco-malienne Aïssa Maïga a livré une allocution chaleureuse et inspirante. Elle a tenu à remercier le public présent et s’est dite honorée d’accompagner un festival en pleine évolution. Selon elle, le FIFF gagne en maturité et en structuration à chaque édition. Cette progression est, à ses yeux, le fruit de l’engagement collectif de celles et ceux qui portent le projet. Elle a particulièrement salué l’énergie déployée par les femmes à la tête du festival. Son intervention a renforcé le sentiment d’une communauté soudée autour d’un combat commun pour la reconnaissance des femmes dans le 7ᵉ art.
Compétition internationale et cinéma comme outil de transformation sociale
La cérémonie d’ouverture s’est achevée par la projection du film "Douwé", réalisé par douze jeunes filles formées et coachées par des professionnels dans le cadre du projet Kino-Wendia. Ce film sensible aborde la déscolarisation des jeunes filles, un phénomène encore trop présent sous nos latitudes. À travers cette œuvre, le FIFF réaffirme le rôle du cinéma comme vecteur de sensibilisation et de changement social. Pour rappel cette édition réunit dix-huit films issus de dix-huit pays, en lice pour l’un des cinq prix « Amazone ». Le prestigieux prix « Amazone d’or du FIFF Cotonou » récompensera le meilleur film de fiction. En attendant le palmarès, les films en compétition seront projetés chaque soir à partir de 19 heures à l’Institut français de Cotonou, faisant de la ville un véritable carrefour du cinéma féminin mondial.

