La quatrième édition du Festival international des arts du Bénin (FInAB) a été officiellement lancée vendredi dernier à Cotonou, dans une atmosphère vibrante et chaleureuse. Installé sur le site de Family Beach, l’événement a réuni autorités politiques et administratives, figures culturelles, artistes et festivaliers autour d’un même idéal : célébrer la création artistique béninoise et africaine. Dès les premiers instants, l’esprit de convivialité et de communion a donné le ton d’une édition qui s’annonce mémorable. Pour son promoteur, Ulrich Adjovi, ce choix de cadre n’est pas anodin, car la culture est avant tout une affaire de famille et de rassemblement. Il a salué la présence du public, soulignant que c’est elle qui donne toute sa raison d’être au festival. Avec une programmation annoncée comme quatre fois plus festive, artistique et colorée, cette édition ambitionne de franchir un nouveau cap.
La culture comme levier stratégique pour la ville
La cérémonie a également été marquée par l’intervention du maire de Cotonou, Luc GNACADJA, qui a insisté sur la place centrale de la culture dans le développement urbain et humain. Pour l’autorité municipale, la culture constitue un socle invisible mais essentiel à la résilience des populations et à la cohésion sociale. Investir dans ce secteur relève ainsi d’une vision stratégique et non d’un simple embellissement symbolique. Dans la même dynamique, la ministre intérimaire du Tourisme, de la Culture et des Arts, Shadiya Assouman, a rappelé que le FInAB s’est imposé au fil des années comme un pilier de l’agenda culturel national. Elle a exhorté le public à s’approprier pleinement le festival, véritable espace structurant pour la création et les échanges professionnels. Selon elle, le FInAB favorise l’émergence de nouvelles perspectives pour les artistes béninois et africains. Cette reconnaissance institutionnelle confirme l’importance grandissante du festival dans la sous-région.
Hommages, diversité artistique et rayonnement continental
La cérémonie d’ouverture, rythmée par des prestations artistiques, a aussi été un moment d’émotion et de reconnaissance. Plusieurs figures emblématiques du monde culturel béninois ont été honorées pour leur contribution exceptionnelle, notamment l’écrivain Jean PLIYA, le photojournaliste Érick-Christian AHOUNOU, le créateur de mode Félicien CASTERMAN, la chanteuse Madou la Daronne, la comédienne Sophie MÊTINHOUÉ et la réalisatrice Kissmath BAGUIRI. À travers ces distinctions, le festival réaffirme son rôle de mémoire vivante et de tremplin pour les talents. Comme lors des éditions précédentes, la programmation s’annonce riche et éclectique, allant des conférences-débats aux masterclass, en passant par des expositions d’art contemporain, des concerts, des spectacles de danse et des projections de films. Jusqu’au 1er mars 2026, Cotonou vivra au rythme de la créativité et du dialogue artistique. Plus qu’un simple événement, le FInAB s’impose désormais comme un moteur de rayonnement culturel pour le Bénin et pour toute l’Afrique.

