Il y a plus de sept ans, Tyaf marquait les esprits avec "Un Message au Président", un titre fort dans lequel il incarnait la voix d’un peuple en quête de réponses. À travers des mots directs et assumés, le rappeur béninois portait alors des revendications sociales et citoyennes devenues emblématiques de son répertoire. Ce morceau s’est imposé comme un témoignage musical d’une époque, entre attentes, frustrations et espoir. Tyaf s’y affirmait déjà comme un artiste conscient, engagé et connecté aux réalités de son pays. Une prise de parole qui a laissé une empreinte durable dans la mémoire collective.
Sept ans plus tard, l’heure du bilan national
Aujourd’hui, le temps a passé et le Bénin a changé. Plusieurs revendications exprimées hier ont trouvé des réponses concrètes à travers des réalisations visibles sur les plans socio-culturel, infrastructurel, touristique et économique. Les routes, les infrastructures, la valorisation du patrimoine et les dynamiques économiques témoignent d’une évolution notable du pays sous la présidence de Patrice Talon. Le contexte n’est plus le même, et la parole artistique se transforme avec lui. C’est dans cette logique que Tyaf choisit de revenir, non pas pour accuser, mais pour observer et analyser.
Une œuvre de maturité, de conscience et de responsabilité
Avec "Message au Prégo – Part 2", Tyaf , toujours à travers le personnage de Sosso, adopte une posture nouvelle. Il ne revendique plus, il fait le point, reconnaît les avancées et interroge le chemin parcouru avec lucidité. Le morceau se distingue par sa sincérité, sa maturité artistique et son sens de la responsabilité citoyenne. Il s’agit d’un véritable exercice de mémoire collective, où la critique laisse place au bilan éclairé. Une preuve que le rap, lorsqu’il évolue avec son temps, reste un puissant outil de réflexion et de vérité.
